Dépecer, en cuisine, c'est séparer en morceaux une carcasse crue — gibier, agneau, volaille — en suivant les articulations et les masses musculaires, sans scier l'os et sans perdre de chair. Le geste précède le désossage : on sépare d'abord, on désosse ensuite si la recette le demande.

Dépecer un gibier avec méthode

  • Cherchez l'articulation : le couteau ne force jamais : il trouve le creux entre deux os, là où le cartilage cède
  • Commencez par les épaules : on lève les épaules, puis les cuisses, avant de détailler la selle et les râbles
  • Travaillez à plat : carcasse sur une planche stable, lame rigide et courte ; les doigts de la main libre guident le dos de la lame
  • Parez au fur et à mesure : retirez esquilles, gras rance et membranes au fil du découpage, pas à la fin
  • Réservez par usage : les morceaux à rôtir d'un côté, ceux des braisés et des farces de l'autre : le dépeçage décide du menu

Astuce du chef

Un lièvre se dépece en six morceaux — deux épaules, deux cuisses, deux râbles : au-delà, on multiplie les surfaces de coupe et la chair sèche au four. Pour un sanglier, laissez la carcasse refroidir complètement, la viande se tient mieux sous la lame.

En pratique

Dépecer n'est pas découper : on découpe une pièce cuite pour la servir, on dépece une carcasse crue pour la répartir. Dépecer n'est pas désosser non plus : le désossage retire l'os d'un morceau déjà séparé.

Voir les autres recettes Harmonye et découvrir les recettes à la une. Pour approfondir, consultez cette source sur la cuisine.